Notre vie locale… bouleversée !

4 février 2010

Au milieu de toute cette agitation humanitaire très médiatisée, notre petite vie bénévole s’est trouvée secouée dans tous les sens par des appels au bénévolat…

J’ai ainsi décompté:
- 6 appels pour faire un poste de secours (activité normale de l’association)
- 1 recherche d’un moniteur de PSC1 (activité normale)
- 2 appels de ma délégation locale pour l’organisation d’une collecte de dons sur notre commune (Haïti)
- 2 relais d’appels nationaux pour accueillir des Haïtiens à l’aéroport et faire du soutien psychologique auprès des populations haïtiennes du département
- 2 rappels pour des réunions de la Croix-Rouge (entraînement mensuel de la délégation, rapide point sur les actions de la CRF en Haïti, et réunion pédagogique pour les moniteurs de premiers secours).

Bien sûr, je n’ai pas participé à toutes ces actions! J’ai aussi une vie après le bénévolat… Mais néanmoins, on a bien travaillé ces derniers jours! Et notre vigilance doit rester éveillée car… Haïti c’est pas fini… La neige non plus… Et notre délégation est en pleines modifications!

En effet, notre responsable formation est partie, notre trésorière a des problèmes personnels et n’est plus disponible actuellement, notre président modifie les procédures ancestrales de fonctionnement de notre délégation (un souffle de renouveau…)… et nous allons aussi changer de directeur local à l’urgence et au secourisme (responsable de la délégation pour tout ce qui est du secourisme et des alertes… nommé par le président, il gère tous les secouristes, le matériel, les locaux, l’organisation des postes de secours, les réseaux d’alerte bénévole,… )

A suivre…..


L’eau et l’assainissement, nouvelles priorités

3 février 2010

Haïti: action de la CRF à lire sur www.croix-rouge.fr

Un quatrième avion affrété par la Croix-Rouge française est arrivé à Saint-Domingue avec à son bord notamment du matériel pour les installations d’eau et d’assainissement (réservoirs et latrines), en cours d’acheminement sur Port-au-Prince. L’eau et l’assainissement sont les grandes priorités, en raison de l’augmentation continue de camps de fortune dans et autour de la capitale haïtienne.

L’eau et l’assainissement

40 sites sont désormais alimentés. Dix camions-citernes assurent des rotations permanentes entre les bladders (réservoirs d’eau souples) et ces sites. Deux stations approvisionnent notamment deux cliniques mobiles (allemande et japonaise), l’hôpital public Ofatma à Delmas, et deux camps situés à Carrefour et Delmas.
La production d’eau augmente au gré des nouvelles installations. Rien que dans la journée du 30 janvier, entre 250 et 300.000 litres d’eau ont été produits.
A ces réservoirs s’ajoute depuis plusieurs jours la pose de latrines, afin d’améliorer les conditions d’hygiène sur les lieux de rassemblement de population. Cinq sites pilotes ont été identifiés pour mettre en place les premières actions d’assainissement.

Les soins

Les soins – en direction des enfants surtout – représentent l’autre activité principale. Le dispensaire de Pétion-Ville poursuit ses consultations à raison d’une centaine par jour dorénavant. Un délégué de la Croix-Rouge française a rejoint l’équipe médicale pour assurer en parallèle une mission de soutien psychologique auprès des patients et des jeunes enfants. Cette activité est menée également à l’hôpital Ofatma et au sein de l’orphelinat de Kenskoff.
De plus, des cliniques mobiles effectuent par ailleurs des rotations dans le secteur de Port-au-Prince.

Abris et distributions

Les volontaires de la Croix-Rouge française mènent plusieurs actions de front afin de répondre à plusieurs besoins à la fois, au niveau des rassemblements de population, à Port-au-Prince mais aussi à l’extérieur de la ville., comme à Léogane et Jacmel, également très touchées par le séisme. Ainsi, sur le site de regroupement de Carrefour, par exemple, 200 tentes ont été distribuées aux bénéficiaires, en même temps que des kits de première nécessité.

De plus, 100 cantines familiales (shelter box) ont été données à l’Ambassade de France. Ces cantines comprennent des tentes, des ustensiles de cuisine, des couvertures, des produits d’hygiène, etc.

Accueil et soutien des personnes rapatriées

Alors que les rapatriements de ressortissants français touchent à leur fin, commencent ceux des personnes blessées nécessitant un suivi post-opératoire. Un homme a ainsi été pris en charge à Paris à la suite d’une amputation.
La Guadeloupe et la Martinique demeurent un soutien crucial dans ce dispositif qui pourrait prendre une ampleur importante dans les semaines qui viennent. Toutes les personnes victimes du séisme et de toutes nationalités peuvent désormais venir en France. Aucun visa ne leur sera demandé.
Des droits CMU leur seront octroyés pour trois mois à partir de leur arrivée sur le territoire (en Outre-Mer et métropole). Des lits seront mis à leur disposition, notamment dans les hôpitaux militaires. La Croix-Rouge française, l’une des rares sociétés nationales à posséder des établissements médico- sociaux – en particulier des établissements de soins de suite et de réadaptation – a été sollicitée pour accueillir ces personnes.
Pour faire face à un afflux de personnes et pouvoir assurer cet accompagnement dans la durée, la Croix-Rouge française a formé des citoyens de Guadeloupe afin de constituer un corps de réserve de l’urgence. Ces citoyens seront ainsi habilités à épauler nos volontaires lors de l’accueil des rapatriés.

Haïti : Aulnay-sous-Bois s’associe à la Croix-Rouge française

21 janvier 2010

Frappée douloureusement par le séisme survenu le 12 janvier 2010, Haïti se retrouve dans un état de détresse. Touchée et émue par la situation grave vécue par le peuple Haïtien, la ville d’Aulnay-sous-Bois adresse ses sincères condoléances aux familles endeuillées et souhaite exprimer sa solidarité en apportant un soutien concret. Ainsi, une large manifestation de soutien est organisée pour venir en aide à toutes les personnes touchées par cette tragédie.
En partenariat étroit avec la Croix-Rouge française, la délégation départementale de la Seine- Saint-Denis et la délégation locale d’Aulnay-Sous-Bois, la Ville donne rendez-vous à tous les habitants le :

Mercredi 27 janvier 2010
A partir de 18h
Gymnase Pierre SCOHY
1 rue Aristide Briand

Associations, habitants, élus… Toutes celles et tous ceux qui souhaitent apporter leur contribution se retrouveront pour manifester leur soutien. Animations et concerts seront au programme.

Tous les fonds collectés seront intégralement reversés à la Croix-Rouge française. Une collecte de solidarité sera également organisée par la mise en place d’urnes à l’entrée de la salle ; les chèques devront être libellés à l’ordre de :

Croix-Rouge française « Séisme Haïti »
75 678 Paris cedex 14.

Par ailleurs, Gérard SEGURA, maire d’Aulnay-sous-Bois, proposera lors du prochain conseil municipal, le vote d’une subvention exceptionnelle afin d’apporter son aide à la population d’Haïti et de participer aux actions de reconstruction des zones sinistrées.
Face à cette catastrophe incommensurable, la mobilisation des Aulnaysiens est essentielle.

Toutes les personnes qui souhaitent des renseignements complémentaires peuvent écrire à l’adresse suivante : solidarite-haiti@aulnay-sous-bois.com
Les Aulnaysiens ayant un lien de parenté avec des personnes se trouvant à Haïti, peuvent contacter la cellule d’urgences du Ministère des Affaires Etrangères au numéro suivant : 01 45 50 34 60 ou se connecter au site internet suivant : www.icrc.org/familylinks

* Communiqué de Presse de la Ville d’Aulnay du lundi 18 janvier 2010 (voir sur le site de la ville)


Haïti: la mobilisation se fait aussi dans les départements

20 janvier 2010

La Croix-Rouge a mis en place plusieurs actions :

A Roissy par exemple, où les bénévoles ont accueilli les personnes rapatriées vendredi, en leur offrant un soutien psychologique en complément de la CUMP (Cellule d’Urgence Médico-Psychologique) ; La Croix-Rouge avait déjà eu à gérer ce type d’opération par le passé, lors du tsunami en Asie du Sud en 2004 ou encore lors du conflit au Tchad en janvier 2008. De nombreux bénévoles ont suivi une formation spécifique pour être à même de réagir face à des personnes durement touchées lors des catastrophes/urgences.

Dans son rôle d’auxiliaire des pouvoirs publics, à la demande du SAMU, les Délégations Départementales ont pu mettre en place un Centre d’Accueil des Impliqués, qui permet aux réfugiés/familles ayant des proches à Haïti de trouver un endroit au calme pour parler et rester informé des dernières nouvelles. 

Des cérémonies religieuses en hommage aux victimes ont aussi été organisées dans plusieurs départements. La Croix-Rouge était présente pour assurer un soutien psychologique et premiers secours en prévision.

Dans le même temps, l’EDIR95, (Equipe Départementale d’Intervention Rapide) a transféré, dans les locaux de la délégation départementale des Yvelines,  100 kits hygiènes (composés de savon individuel, gel douche, shampooing, serviette de toilette, dentifrice, brosse à dents, mousse à raser, rasoir, serviettes hygiéniques, coton tiges) ainsi qu’un carton de savons, trois W.C chimiques et des tentes individuelles pour que ce matériel soit par la suite acheminé sur l’ile d’Haïti. L’EDIR 95 s’est vu rejoint par les EDIR 92, 94 et 78 apportant chacune un lot différent de matériel de première urgence.

Par ailleurs, les bénévoles restent mobilisés toute la semaine pour continuer ces missions. Des alertes ont été lancées sur tout le réseau pour assurer la continuité de nos missions.


Séisme en Haïti – la Croix-Rouge intervient en urgence II

20 janvier 2010

A lire sur le site de www.croix-rouge.fr

L’aide s’organise:

La Croix-Rouge française a mobilisé 18 volontaires à Port-au-Prince. 16 délégués sont sur place, dont un médecin urgentiste venu de Guadeloupe. Le matériel continue d’arriver et la logistique se met en place.

Ce sont à présent 18 volontaires qui sont engagés sur l’aide d’urgence en Haïti. Le plus gros de l’équipe, 16 volontaires, est déjà sur place. Le chef de mission et un logisticien sont arrivés hier soir par avion à Port-au-Prince. Un médecin de la PIRAC (Plateforme d’intervention régionale pour la zone Amériques Caraïbes) en Guadeloupe a également rejoint l’équipe, tandis que la délégation départementale consolide une liste de volontaires pour répondre à des demandes de renforts supplémentaires.

Les deux objectifs prioritaires sont la mise en place des centres de santé et l’installation des stations de potabilisation de l’eau. La délégation française sur place a identifié 5 à 6 sites susceptibles d’accueillir nos dispensaires, autour de la capitale, dans les quartiers de Petionville et Canapé Vert, non loin des locaux de la Croix-Rouge française. Il faut s’assurer prioritairement de la sécurisation des sites.
L’acheminement vers Port-au-Prince du matériel de traitement d’eau et 750 kits familiaux de produits d’hygiène et d’abris, stockés jusqu’alors dans l’entrepôt Croix-Rouge française de Saint-Marc, à une demi-heure de la capitale, est en cours. Tout sera déchargé dans un entrepôt basé à Chabouma (au nord de Port-au-Prince) et dans deux usines où va être installés une station de potabilisation de l’eau pouvant bénéficier à 40 000 personnes pendant un mois.

Matériel et logistique

chragement fret vatry

Côté matériel, le premier avion gros porteur affrété par la Croix-Rouge française est arrivé lundi 18 en Haïti, après une escale forcée au Canada, avec 160 mètres cubes, soit près de 40 tonnes de matériel : des véhicules, un élévateur, du matériel pour le traitement de l’eau destiné à 15 000 personnes (en coopération avec Veolia, 12 « shelter box » (cantines contenant des tentes, des kits de cuisine, etc.) pour 2 000 personnes, ainsi que 10 cantines de médicaments offertes par l’association Tulipe (matériel médical d’urgence pour assurer des soins et traitements à 10 000 personnes.

Un second avion s’est posé dimanche 17 à Saint Domingue, comprenant près de 40 tonnes de matériel, dont 700 tentes en provenance de notre plateforme logistique de Guadeloupe (PIRAC). Chaque tente peut abriter une famille de 5 à 6 personnes. Ce chargement sera acheminé sur Port-au-Prince via la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dans les 48 heures.
Une solution maritime est également à l’étude, en ce moment même, avec les autorités françaises en Martinique. 23 tonnes de matériel pourraient ainsi partir de Martinique et 20 autres tonnes de Guyane, pour être déchargées dans l’entrepôt de Chabouma.

Enfin, un troisième avion affrété par la Croix-Rouge française sera chargé ce mardi soir à Vatry et décollera demain matin, mercredi 20, de Vatry (Reims). Il transportera d’autres cantines familiales (shelter box) et des kits de couvertures, produits d’hygiène, etc. Deux ingénieurs de l’association Electriciens sans frontières (partenariat avec la Croix-Rouge française), chargés de monter 30 mètres cubes en groupes électrogènes, embarqueront également.

Accueil et soutien psychologique

soutien psychologique

Des volontaires de la Croix-Rouge d’Outre-Mer et de la région parisienne sont engagés depuis vendredi 15 dans l’accueil des Français rapatriés d’Haïti. Un avion effectue deux à trois rotations par jour entre Port-au-Prince et Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, transportant à chaque fois 35 passagers. Au total, 700 ressortissants français ont été pris en charge durant le week-end et rapatriés ensuite sur Roissy ou Orly.

Le rythme devrait être maintenu dans les jours qui viennent avec une centaine de passagers par jour. Ces personnes, très choquées, souvent démunies, sans argent ni vêtements, sont accueillies à Pointe-à-Pitre, où elles peuvent se reposer à l’hôtel avant de regagner la métropole. Dans les aéroports parisiens, des volontaires de la Croix-Rouge française assurent l’accueil et un soutien psychologique, aux côtés de la CUMP (Cellule d’Urgence Médico-Psychologique). Une trentaine de volontaires restent donc mobilisés à Orly chaque jour pour mener à bien cette mission très importante, au regard de la détresse des personnes accueillies.

La communauté haïtienne est elle aussi très désireuse de soutien psychologique. La cellule qui avait été mise en place ces derniers jours à Saint-Denis (93) a été déplacée dans le Val d’Oise. Là encore, des experts accueillent et écoutent les demandes, très nombreuses.

Par ailleurs, une évaluation est actuellement en cours en Haïti afin d’intégrer la mission de soutien psychologique au niveau local. Un volontaire de la Croix-Rouge française, spécialement formé, rejoindra ensuite probablement l’équipe d’experts du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Le CICR chapeaute, en outre, la mission Rétablissement des Liens Familiaux à Port-au-Prince. Cinq experts sont sur place actuellement, dont une volontaire de la Croix-Rouge française, pour mettre en place au plus vite des accès Internet et des lignes téléphoniques pour les familles qui recherchent des proches, portés disparus ou dont ils sont sans nouvelles. Les demandes affluent par milliers sur le site Familylinks, déjà en place, que ce soit de France ou d’Haïti. Ces experts procèderont notamment à l’identification des cadavres pour tenir informées les familles. Cette mission est donc fondamentale.


Haïti: 1SMS = 1 euro

19 janvier 2010

Les opérateurs mobiles français mettent en place une opération de solidarité par SMS en faveur des sinistrés d’Haïti.
Il suffit de taper le mot HAITI dans un SMS (1 € + coût du SMS selon opérateur) et de l’envoyer au 80222.
Les opérateurs mobiles de réseau (Bouygues Telecom, Orange, SFR) et tous les autres opérateurs mobiles français (NRJ Mobile, Virgin Mobile, Breizh Mobile, Simplissime, M6 Mobile, Universal Mobile, Télé 2 Mobile, Casino Mobile…) s’associent à la Croix-Rouge française pour venir en aide aux victimes du tremblement de terre, survenu en Haïti, le 12 janvier 2010.


Séisme en Haïti – la Croix-Rouge intervient en urgence

15 janvier 2010
source: www.croix-rouge.fr
Priorité est donnée à l’eau et à l’aide médicale en Haïti
La Croix-Rouge française, déjà sur place, s’apprête à acheminer des renforts en hommes et matériels en Haïti. 14 équipiers se tiennent prêts à partir.

Un avion gros porteur affrété par la Croix-Rouge française décollera de la base aérienne de Vatry, dans la Marne, vendredi à 20 heures, pour Port-au-Prince. A son bord, du matériel pour assurer l’aide de première urgence. 14 volontaires dont 9 équipiers de réponse aux urgences (ERU) spécialisés en eau, logistique et santé, se tiennent prêts à partir également.

Une équipe de 14 volontaires devrait rejoindre Haïti samedi 16 ou dimanche 17 : 9 équipiers de réponse aux urgences (ERU), dont un médecin et un infirmier, et six délégués. Ils n’attendent plus que le feu vert suspendu aux plans de vols. Il faut en effet être assuré de pouvoir se poser à Port-au-Prince ou, à défaut, à Saint Domingue, selon la situation sur place. De nombreuses répliques se produisent encore aujourd’hui sur le sol haïtien. Par ailleurs, un climat d’insécurité très fort règne dans la capitale.

Ces volontaires vont venir renforcer l’équipe de la Croix-Rouge française basée à Port-au-Prince, soit une soixantaine de délégués (dont deux expatriés), pour l’aide de première urgence. Priorité est donnée à l’eau et à l’aide médicale, dans un premier temps. Selon le témoignage d’un de nos délégués sur place, les hôpitaux ont fermé leurs portes. Pris d’assaut, ils n’ont plus la capacité d’accueillir d’autres blessés. Des dizaines et des dizaines de blessés jonchent les rues de Port-au-Prince, parmi les cadavres. La mise en place d’hôpitaux de campagne et d’équipes de médecins mobiles va donc être vitale.

40 tonnes de matériel

Un avion gros porteur affrété par la Croix-Rouge française décollera de la base aérienne de Vatry, vendredi à 20 heures. A son bord, 160 mètres cubes de matériel, soit entre 30 et 35 tonnes : des véhicules, un élévateur, matériel pour le traitement de l’eau (destiné à 15 000 personnes), 200 shelter box (cantines contenant des tentes, des kits de cuisine, de la nourriture, etc.) pour 2 000 personnes sinistrées, ainsi que 10 cantines offertes par l’association Tulipe, composées de matériel médical d’urgence pour assurer des soins et traitements à 10 000 personnes (enfants et adultes).

La Croix-Rouge française, basée à Port-au-Prince, s’emploie par ailleurs à faire rapatrier du matériel stocké à Saint-Marc, ville située à une centaine de kilomètres au nord de la capitale : des kits hygiène et abris y sont entreposés, ainsi que du matériel permettant de monter un système de traitement d’eau pour 40 000 personnes.
Le rapatriement de ce matériel reste suspendu à l’état des routes, apparemment impraticables. Il faut à la fois trouver des transporteurs et des solutions pour entreposer ensuite ce matériel.

Plusieurs réunions de coordination ont eu lieu depuis 24 heures en Guadeloupe et Martinique, où la communauté haïtienne est très importante. Un avion pourrait être mis à disposition de la Croix-Rouge française pour acheminer le matériel (bâches en plastique, jerrycans, couvertures, tentes, dispensaires de campagne, kits hygiène…) stocké actuellement sur nos plateformes d’intervention régionale pour la zone Amériques – Caraïbes (PIRAC). Des délégués Watsan (eau et assainissement) se tiennent également à disposition pour renforcer l’équipe Croix-Rouge française.

A noter que la Croix-Rouge française va également mettre en place dès ce jour une cellule de soutien psychologique à Saint-Denis (93), aux côtés d’autres associations, destinée à la communauté haïtienne.

Interview du Professeur Matteï (président de la Croix-Rouge Française)

Nous avons une équipe sur place depuis 13 ans sur des projets au long cours… Celle-ci est intervenue immédiatement en urgence : les locaux de la mission de la Croix-Rouge sont les seuls a être restés debout dans le quartier. Toute la nuit, les équipes ont tenté de soigner en improvisation absolue. C’est le chaos en ce moment à Port-au-Prince…Les secours sur place ont été aussi très touchés.

Quelle est l’urgence principale en Haïti ?

Nous devons essayer de retrouver les survivants coincés sous les décombres et pouvoir prendre en charge les blessés toujours très nombreux après un tremblement de terre.
Il faut penser bien sûr aux survivants qui ont besoin d’eau, de nourriture, de se mettre à l’abri et de pouvoir accéder à des consultations médicales.
C’est pourquoi, nous avons prévu cette phase en envoyant un avion dès vendredi 15 janvier, transportant du matériel, dont un hôpital de campagne qui sera tenu conjointement avec la Croix-Rouge suédoise et la Croix-Rouge finlandaise.
Nous allons aussi acheminer une station de potabilisation d’eau et une équipe spécialisée qui devra organiser l’abri des victimes.

Quel est le nombre de victimes ?

C’est un grave tremblement de terre. Il y a 2 millions d’habitants à Port-au-Prince et une grande partie de la ville est en ruines… Nous n’avons pas de chiffres précis mais l’urgence de l’action et l’importance du nombre de victimes est évidente. Nous avons besoin de l’aide de tous !

Nous allons intervenir dans l’urgence et dans la durée : nous n’allons pas abandonner ces gens au milieu des décombres : dans la durée il va falloir reconstruire et réinstaller les victimes. L’action humanitaire ne s’arrête pas à la seule urgence.

Quand il n’y a plus rien, il y a tout à faire.

Quelle est l’aide dont la Croix-Rouge a besoin ?

Nous avons besoin de fonds pour pouvoir agir… Nous n’avons pas besoin de dons en nature ni de volontaires supplémentaires : toutes les équipes envoyées sur place sont formées pour ce genre de mission.

Les fonds dédiés sur Haïti seront dépensés pour les Haïtiens, à la fois dans l’urgence et dans la durée… Je pense que nous aurons besoin de plusieurs années mais les donateurs peuvent nous faire confiance, nous allons travailler efficacement, sans nuire à l’organisation du pays. Nous en avons l’expérience.

Faites un don pour venir en aides aux victimes du séisme en Haïti :
https://www.croix-rouge.fr/Je-donne/Don-ponctuel?elk_daf_code=HT012

Plus d’informations sur nos actions en Haïti actuellement :
http://www.croix-rouge.fr/Actualite/Violent-seisme-en-Haiti-1040


Deux défibrillateurs offerts à la commune

11 janvier 2010

«Eloignez-vous du corps » annonce une voix nasillarde qui sort d’un curieux boîtier orange. Quelques secondes d’attente et l’impulsion électrique fait vibrer le corps du mannequin inerte allongé sur le sol de la mairie de Nérac. Le docteur Jean-Luc Ducours, qui mime le sauvetage d’un homme en arrêt cardiaque, est aussi le président départemental de la Croix-Rouge. Avec son ami Georges Lherisson, président du Lion’s Club, ils ont offert mardi soir, deux défibrilateurs automatiques à la ville, qui les placera respectivement au stade et à l’Espace d’Albret, lieux propices aux rassemblements.

Nicolas Lacombe a ainsi remercié les deux donateurs en soulignant « un bel exemple de solidarité ». Et Georges Lhérisson, de lui emboîter le pas. « Au Lion’s, nous avons l’impression de remplir notre rôle de club service. Cela est parfaitement conforme au code moral d’altruisme que nous défendons. Et puis si cela peut sauver une vie, ne serait-ce qu’une… »

60 000 arrêts cardiaques

En effet, les malaises qui nécessitent une intervention extérieure sont beaucoup plus courants que l’on pourrait penser. 60 000 arrêts cardiaques réversibles par an en France, dont 60 à 70 % pourraient être évités grâce à l’intervention de personnes formées à l’utilisation de ces défibrilateurs, cela donne tout de suite une autre dimension.

La formation aux premiers secours est d’ailleurs l’étape suivante du dispositif, comme l’a annoncé Jean-Luc Ducours lors de la remise des appareils. « Les défibrilateurs ne font pas tout. Il est important de suivre les consignes et de connaître les gestes qui sauvent. Par exemple, sécuriser le lieu d’intervention, demander de l’aide et établir un premier diagnostic grâce aux symptômes ».

Une démarche dont pourront bénéficier élus, éducateurs sportifs ou volontaires, désireux de se former aux premiers secours, en une demi-journée seulement.

Accessoire utile mais cher

Beaucoup étaient venus assister à la démonstration, dont la sous-préfète, Yamina Reynaud, ou encore un certain nombre de conseillers municipaux. Un accessoire certes très utile mais qui coûte tout de même entre 1200 et 2000 euros.

« Dans les pays nordiques, ce type d’installation est parfaitement entré dans les moeurs, notre objectif est de faire de même ici », a réaffirmé le président départemental de la Croix-Rouge.


PSC 1 dans les écoles

9 janvier 2010
À Tonnerre, tous les collégiens de 4e passeront cette année leur brevet de secourisme.

«Ça fait plaisir de voir qu’un garçon de 14 ans peut vous sauver la vie si vous tombez inconscient dans la rue?! », lance Jacques Maxel, formateur à la Croix-Rouge.

Massage cardiaque et technique de Heimlich

Devant ses yeux, Maxence vient de mettre un de ses copains, qui simule l’évanouissement, en position latérale de sécurité. Ses gestes sont précis et très assurés. 66 élèves de 4e du collège Abel-Minard s’initient cette semaine à la technique de Heimlich, au massage cardiaque et aux autres gestes d’urgence.

À la fin de l’année, tous les élèves de ce niveau devront avoir passé leur PSC1 (Prévention et secours civiques de niveau 1), autrement dit leur brevet de secourisme.

Le collège Abel-Minard a en quelque sorte devancé l’appel. « L’attestation PSC1 va être requise pour les élèves de 3e qui vont passer le diplôme national du brevet en 2011, explique Daniel de Moliner, le principal adjoint. L’année de 3e étant une année très occupée par la préparation du brevet et les orientations, nous avons anticipé et ouvrons cette formation aux 4e. C’est le projet phare de l’année. » Les 3e Segpa et les 3e à projet bénéficieront bientôt de cette formation.

Les sessions sont encadrées par deux moniteurs diplômés de la Croix-Rouge. « La session revient à 30 euros par élève. Un reliquat de fonctionnement sur le budget du Comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté nous permet de financer ce dispositif. »

D’une salle de classe à l’autre, les élèves semblent vraiment investis. « On ne sait jamais ce qui va arriver dans la vie, souligne Solène. Et puis, utiliser un défibrillateur, c’est pas si difficile. » Qui sait, un de ces 120 jeunes sera peut-être appelé un jour à sauver une vie.

Source: http://www.lyonne.fr


Roland Lasselin : un bel exemple de bénévolat et de dévouement à suivre

7 janvier 2010

Roland Lasselin a créé en 1966 l’amicale des donneurs de sang d’Avesnes et de communes environnantes …(Saint-Hilaire, Saint-Vaast, Saint-Aubert, Villers, Rieux). Il en est président depuis le début. Portrait.

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Roland Lasselin est un exemple à suivre. Il a effectué 93 dons de sang, ce qui s’avère exceptionnel puisque cela a représenté au moins quatre dons chaque année et ce jusqu’à ce que cela ne lui soit plus possible.

Aujourd’hui âgé de 82 ans, Roland souhaiterait « voir la relève se pointer ». Il explique : « Il n’y a plus ni secrétaire, ni trésorier, ni membre, à cause de déménagements, de décès, de maladie… C’est avec ma femme que nous nous occupons de tout : courrier, publicité, distribution de tracts, présence lors des journées du don… » « C’est ma vie, le bénévolat et le dévouement. Je souhaite à tous ceux qui veulent l’entendre de suivre cette même voie passionnante », ajoute-t-il.

Il faut savoir que Roland Lasselin est également capitaine des pompiers honoraire. Il a été pompier volontaire à Avesnes durant quarante années (de 1950 à 1990), devenant chef de corps de la caserne en 1959.

Connu de tous les Avesnois, sa carrière professionnelle s’est déroulée aux services techniques de la ville dont il était « fontainier ». Il y était en fait responsable et réparateur du réseau d’eau : château d’eau, conduites souterraines, « bornes fontaines », facturation, encaissement… Il y avait 64 « bornes fontaines » à Avesnes dans les années soixante, rendant l’eau accessible aux gens (nombreux alors) n’ayant pas l’eau courante chez eux.